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Comprendre l’AVC

Le cerveau est le centre de commandement de votre organisme. Il est le siège de vos facultés intellectuelles, affectives, langagières et motrices. Mieux connaître le fonctionnement du cerveau vous permet de mieux comprendre votre AVC.

Les cellules nerveuses

Le cerveau a un grand nombre de cellules spécialisées appelées les neurones. Ces neurones assurent le fonctionnement du cerveau. Pour bien fonctionner, et même pour survivre, ils ont besoin d’un apport sanguin ininterrompu.

Les vaisseaux sanguins du cerveau

Les artères et les veines sont deux types de vaisseaux sanguins de l’organisme. Les artères acheminent le sang riche en oxygène et en éléments nutritifs vers les organes. Les veines, au contraire, éloignent les déchets de vos organes. Les artères cérébrales sont celles qui se trouvent dans le cerveau. Le fonctionnement cérébral exige un apport constant en sang et en éléments nutritifs.

Lorsqu’un AVC se produit, la circulation sanguine est interrompue. Certaines cellules cérébrales sont alors privées de l’oxygène et des éléments nutritifs dont elles ont besoin. Lorsque ces cellules meurent, la partie du cerveau concernée cesse de fonctionner comme elle le faisait auparavant.

Les hémisphères

Le cerveau est divisé en deux parties appelées « hémisphères », soit le droit et le gauche. L’hémisphère droit contrôle le côté gauche du corps, alors que l’hémisphère gauche, lui, contrôle le côté droit. Certaines fonctions dépendent des deux hémisphères.


Les lobes du cerveau et ce qu’ils contrôlent

Chaque hémisphère est divisé en six régions, ou lobes, qui sont responsables de différentes fonctions. Le tableau montre le nom des lobes et leurs fonctions :







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Dernière révision : avril 2016
Modifié pour la dernière fois en avril 2016

Un AVC survient lorsque le flux sanguin vers une partie ou une autre du cerveau rencontre un obstacle. Cette interruption cause des dommages aux cellules cérébrales, qui ne peuvent pas être réparées ou remplacées. Les séquelles de l’AVC dépendent de la partie du cerveau qui a subi des dommages et de l’étendue de ceux-ci.

L’AVC ischémique

La majorité des AVC surviennent lorsqu’un caillot de sang bouche un vaisseau sanguin du cerveau. Il s’agit de l’AVC ischémique..

L’occlusion découle parfois de la présence d’une plaque qui se forme sur la paroi interne d’une artère. Des lipides et des globules sanguins se collent à la plaque et font grossir l’occlusion, ou caillot. Peu à peu, l’épaississement s’aggrave au point de bloquer la circulation sanguine.

Le caillot se forme parfois dans une artère du cerveau. Il peut aussi se former dans une artère d’une autre partie du corps et se déplacer jusqu’au cerveau.

L’accident ischémique transitoire

Un accident ischémique transitoire (AIT) survient lorsqu’un petit caillot sanguin entraîne temporairement l’occlusion d’une artère. On parle parfois de « miniAVC » ou d’avertissement quant à la survenue possible d’un AVC. Les symptômes de l’AIT ne durent parfois que quelques minutes ou quelques heures. Aucun dommage irréversible ne se produit, mais l’AIT représente un avertissement qu’il convient de prendre au sérieux, à savoir qu’un AVC, un problème plus grave, risque de survenir bientôt. L’AIT est une urgence médicale; composez le 9-1-1.

L’AIT est parfois appelé « miniAVC » et constitue en quelque sorte un avertissement qu’un AVC risque de survenir. 

L’AVC hémorragique

Un AVC hémorragique survient lorsqu’il y a une rupture d’une artère dans le cerveau. L’interruption du flux sanguin cause des dommages cérébraux.

L’hypertension artérielle fragilise les artères au fil des années. Il s’agit d’une cause fréquente d’AVC hémorragique. Des parties fragilisées des artères, appelées anévrismes, se dilatent parfois démesurément et finissent par se rompre.

Les autres causes

Très rarement, une tumeur, une infection ou un gonflement du cerveau découlant d’un accident ou d’une maladie peuvent entraîner un AVC. Certaines personnes naissent avec des anomalies des artères qui risquent de causer un AVC à l’âge adulte..

Quelle incidence l’AVC peut-il avoir sur mon corps?

Les séquelles de l’AVC varient d’une personne à l’autre. Elles sont faibles, modérées ou sévères. La gravité dépend de facteurs comme :

  • le type d’AVC (ischémique ou hémorragique);
  • l’hémisphère du cerveau dans lequel l’AVC s’est produit (gauche ou droit);
  • les lobes du cerveau qui ont été atteints par l’AVC;
  • l’étendue de la région endommagée du cerveau;
  • les fonctions du corps que contrôle cette région;
  • la durée de l’interruption du flux sanguin dans la partie du cerveau concernée;
  • le temps écoulé entre l’AVC et l’arrivée à l’hôpital.


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Dernière révision : avril 2016
Modifié pour la dernière fois en avril 2016

 

Un AVC se produit lorsque le flux sanguin vers le cerveau est interrompu, provoquant la détérioration ou la mort des cellules. Ces dégâts peuvent causer la démence. 

Et cela arrive plus souvent qu’on le pense. Étonnamment, subir un AVC fait plus que doubler votre risque de démence.

De nouveaux travaux de recherche nous permettent de mieux comprendre le lien entre l’AVC et la démence, et la façon de réduire l’impact de ces derniers.

L’AVC clinique et l’AVC silencieux
L’AVC est une urgence médicale. On reconnaît l’AVC clinique grâce aux signes VITE : visage affaissé, incapacité à lever les deux bras normalement, trouble de la parole et extrême urgence. Mais certains cas d’AVC ne sont pas aussi évidents à détecter, comme l’AVC silencieux, qui ne présente aucun signe physique ou fonctionnel. Puis, ce sont les symptômes de la démence qui apparaissent. 

La recherche nous en révèle plus sur l’impact des AVC silencieux :

  • Les AVC silencieux se produisent cinq fois plus souvent que les AVC cliniques.
  • Ils sont responsables d’au moins un tiers de toutes les démences.

L’AVC silencieux affaiblit les connexions dans différentes régions du cerveau et affecte les « fonctions exécutives », c’est-à-dire l’ensemble des procédés mentaux qui vous permettent d’exécuter des tâches. Ces fonctions incluent la planification, l’organisation, le traitement de l’information, l’exécution de tâches multiples, la résolution de problèmes, la prise de décisions, le raisonnement et l’orientation géospatiale. 

L’AVC peut causer de la démence à tout âge
Plus vous vieillissez, plus le risque d’AVC et de démence augmente. Et puisque les facteurs de risque d’AVC s’accroissent chez les jeunes adultes, le risque de démence suit la même tendance — même dans la quarantaine ou cinquantaine.

Lorsque les fonctions exécutives sont affectées, travailler et gagner un salaire peut être difficile, voire impossible. Votre vie sociale, vos relations et votre niveau d’activité peuvent changer, compromettant votre indépendance.

Mais nous pouvons agir.

Prévenons l’AVC. Prévenons la démence.

« Réduire votre risque d’AVC protège votre cerveau. Un mode de vie sain prévient aussi la démence. Tout ce que vous faites pour protéger votre santé physique protège donc votre cerveau. » Dr Eric Smith, neurologue spécialisé en AVC du Calgary Stroke Program 

Le lien entre l’AVC et la démence est effrayant, mais en prévenant l’un, nous pouvons aider à prévenir l’autre. Cela signifie que l’on doit s’attaquer aux facteurs de risque qui sont communs à ces deux affections, y compris :

  • L’hypertension artérielle;
  • L’hypercholestérolémie;
  • Le diabète;
  • La sédentarité.

L’Évaluation du risque cardiovasculaire est un bon départ pour connaître votre risque et les mesures à prendre pour remédier à la situation.

La prévention est efficace : la recherche montre qu’en maîtrisant les facteurs de risque modifiables, on peut réduire la démence de 50 %.

Et si vous avez déjà subi un AVC ou un accident ischémique transitoire (AIT)? Votre risque de récidive augmente considérablement — de même que celui de démence. La prévention secondaire peut vous aider à réduire votre risque de souffrir de ces deux affections, et améliorer votre rétablissement. Apprenez-en plus sur la prévention secondaire dans notre Bulletin sur l’AVC 2016.


Justifier la recherche
Les chercheurs financés par la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC sont sur le point d’aboutir à des résultats fondamentaux qui pourraient changer la façon dont nous diagnostiquons, détectons et prévenons les AVC cliniques et silencieux.

Justifier la recherche

L’étude PURE-MIND du Dr Eric Smith est la première au pays à porter sur l’AVC silencieux non seulement chez des personnes de 70 ou 80 ans, mais aussi chez celles de la fin de la trentaine à la cinquantaine. Ces travaux permettront de déterminer quels patients d’âge mûr sont exposés à un risque de problèmes de mémoire et de la pensée plus tard, et éventuellement de prévenir ces derniers.

Alors que les experts de l’AVC essaient de trouver des réponses, nous savons que le manque de financement menace la recherche fondamentale. Nous ne pouvons pas permettre cela.

Aidez-nous à faire en sorte que les travaux de recherche fondamentaux puissent se poursuivre. Faites un don dès maintenant.

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Dernière révision : juin 2016
Modifié pour la dernière fois juin 2016