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La fibrillation auriculaire - Attention au pouls

La fibrillation auriculaire (FA) est un problème de santé qui implique un rythme cardiaque irrégulier, aussi appelé « arythmie ». C’est le type le plus courant d’arythmie et il affecte environ 350 000 Canadiens et Canadiennes. Généralement, les risques de souffrir de fibrillation auriculaire augmentent avec l’âge et avec d’autres facteurs comme le diabète, l’hypertension artérielle et les maladies du cœur sous-jacentes. Une des principales complications reliées à la fibrillation auriculaire est qu’elle peut provoquer un accident vasculaire cérébral (AVC). Les personnes atteintes de fibrillation auriculaire courent entre trois et cinq fois plus de risques de subir un AVC que les autres.

   

Symptômes

Certaines personnes atteintes de fibrillation auriculaire peuvent se sentir parfaitement bien et ne pas être conscientes de leur problème de santé avant de subir un électrocardiogramme (un test décrit plus loin) de routine. D’autres personnes aux prises avec ce problème de santé peuvent ressentir divers symptômes, notamment :

  • pouls irrégulier ou accéléré;
  • palpitations cardiaques ou battements rapides à la poitrine;
  • inconfort, douleur ou pression à la poitrine;
  • essoufflement, particulièrement à l’effort ou anxiété;
  • fatigue;
  • étourdissements, sueurs, nausée; et
  • faiblesses ou pertes de conscience

Mesures que vous pouvez prendre :

  • Si vous ressentez l’un ou plusieurs des symptômes suivants, consultez votre médecin.
  • Si vous avez reçu un diagnostic de fibrillation auriculaire, votre médecin peut vous aider à déterminer la meilleure manière de traiter vos symptômes et vos risques.
  • Si vous ressentez un malaise dans la poitrine ou d’autres signes avant-coureurs d’une crise cardiaque, composez immédiatement le 9-1-1 ou le numéro local des services d’urgence.
  • N’oubliez pas de demander régulièrement à votre médecin de mesurer votre pouls.

    Survol de la fibrillation auriculaire

    Le mot auriculaire fait référence aux deux cavités supérieures du cœur, les oreillettes, où l’irrégularité de la fibrillation auriculaire se produit. La fibrillation auriculaire se trouve dans une catégorie plus étendue de maladies appelées arythmies, qui sont des dérèglements électriques du cœur. Les arythmies peuvent aussi survenir dans les ventricules, les deux cavités inférieures du cœur situées sous les oreillettes. Elles sont alors beaucoup plus graves que lorsqu’elles n’affectent que les oreillettes.

    Les oreillettes (les cavités de réception du cœur) sont conçues afin d’envoyer le sang de façon efficace et rythmée aux ventricules (les cavités d’expulsion) par des signaux électriques réguliers. À partir des ventricules, le sang est pompé vers le reste du corps. En présence de fibrillation auriculaire, les signaux électriques sont rapides, irréguliers et désorganisés, ce qui réduit le pompage efficace du cœur.

    La fibrillation auriculaire peut faire battre le cœur très vite, à plus de 150 battements par minute. Quand le cœur bat plus vite que la normale, on parle de tachycardie.

    Renseignez-vous sur l’anatomie du cœur.

    Bien qu’une fibrillation auriculaire non traitée puisse nuire considérablement à la qualité de vie, la grande majorité des patients de fibrillation auriculaire mène une vie active et normale une fois traitée. Assurez-vous de consulter votre médecin si vous souffrez de fibrillation auriculaire et que vous vous sentez continuellement mal.

    La fibrillation auriculaire peut prendre plusieurs formes

    • Paroxysmale : La fibrillation auriculaire paroxysmale est temporaire et parfois récurrente. Elle peut débuter soudainement et ensuite, le cœur retourne à son rythme normal de lui-même, habituellement en moins de 24 heures et sans aide médicale.
    • Persistante : Si vous souffrez de fibrillation auriculaire depuis plus de sept jours, votre fibrillation auriculaire est dite persistante. Dans ce cas, le cœur continue de battre de façon irrégulière et a besoin d’une intervention médicale ou électrique pour se remettre à battre normalement.
    • Permanente : La fibrillation auriculaire est dite permanente quand l’arythmie dure pendant plus d’un an et que les médicaments et autres traitements ont échoué. Certains patients de fibrillation auriculaire ne ressentent aucun symptôme et n’ont besoin d’aucun médicament.

     

    Quelles sont les causes de la fibrillation auriculaire?

    Bien souvent, les causes de la fibrillation auriculaire sont inconnues. Voici quelques problèmes de santé susceptibles d’entraîner la fibrillation auriculaire :

    • hypertension artérielle, la cause la plus fréquente
    • malformation cardiaque
    • infection ou inflammation du cœur (myocardite ou péricardite)
    • maladies qui endommagent les valvules cardiaques
    • hyperactivité thyroïdienne (hyperthyroïdisme)
    • caillot sanguin au poumon (embolie pulmonaire)
    • maladie cardiaque congénitale
    • consommation excessive d’alcool

     

    Comment savoir si je souffre de fibrillation auriculaire?

    Certaines personnes atteintes de fibrillation auriculaire peuvent se sentir parfaitement bien et ne pas être conscientes de leur problème de santé avant de subir un électrocardiogramme (un test décrit plus loin) de routine.

    Afin d’entendre à quoi ressemble le son d’une fibrillation auriculaire, écoutez ce fichier audio.

    D’autres personnes aux prises avec ce problème de santé peuvent ressentir divers symptômes, notamment :

    • pouls irrégulier ou accéléré;
    • palpitations cardiaques ou battements rapides à la poitrine;
    • inconfort, douleur ou pression à la poitrine;
    • essoufflement, particulièrement à l’effort ou anxiété;
    • fatigue;
    • étourdissements, sueurs, nausée; et
    • faiblesses ou pertes de conscience

     

    De quelle façon diagnostique-t-on la fibrillation auriculaire?

    Si votre pouls est rapide et irrégulier, votre médecin peut vous faire passer des tests de dépistage de fibrillation auriculaire. Premièrement, votre médecin voudra connaître vos antécédents médicaux. Votre médecin vous posera des questions sur votre problème de santé et sur vos facteurs de risque. Les questions peuvent être : Depuis combien de temps vous sentez-vous ainsi? Qu’est-ce que vous ressentez? Est-ce intermittent? Avez-vous d’autres problèmes de santé? Quelle quantité d’alcool buvez-vous? Votre médecin vous demandera aussi si une personne de votre famille souffre de fibrillation auriculaire, si vous souffrez d’une maladie du cœur ou d’un problème de thyroïde. Votre âge est aussi un facteur à considérer, parce que la fibrillation auriculaire est plus fréquente avec l’âge.

    Stéthoscope : À l’aide d’un stéthoscope, votre médecin écoutera si vos battements cardiaques sont rapides ou irréguliers. Votre médecin vérifiera aussi votre pouls et en évaluera la régularité.

    Afin d’entendre à quoi ressemble le son d’une fibrillation auriculaire, écoutez ce fichier audio.

    Électrocardiogramme : Le principal test diagnostic est l’électrocardiogramme (ou ECG), une procédure indolore pratiquée dans un environnement clinique. De petites électrodes sont fixées à vos bras, vos jambes et à l’aide d’une machine, elles tracent l’activité électrique de votre cœur. Votre médecin peut déceler d’après vos tracés quel type d’arythmie provoque vos battements irréguliers. Renseignez-vous sur l’électrocardiogramme.

    Échocardiogramme : Procédure indolore, l’échocardiogramme utilise les ondes sonores afin de tracer un portrait de votre cœur. Renseignez-vous sur l’échocardiogramme.

    Moniteur Holter : Afin de vérifier votre rythme cardiaque au cours de vos activités de tous les jours, on pourrait vous demander de porter un moniteur Holter pendant 24 heures. Ce petit appareil portatif est fixé à votre corps et il enregistre l’activité électrique de votre cœur au repos et à l’effort.

    Moniteur d’événement : Cet appareil électrique que l’on fixe au corps surveille votre rythme cardiaque uniquement quand vous l’activez afin d’enregistrer vos symptômes. Il est généralement porté pendant une ou deux semaines à la fois.

    Renseignez-vous sur l’enregistrement par la méthode Holter et par événement.

    Tests sanguins : Votre médecin peut aussi demander des tests sanguins afin d’écarter toute possibilité de maladie de la thyroïde ou d’autres anomalies chimiques. Renseignez-vous sur les tests sanguins.

    Traitement de la fibrillation auriculaire?

    Votre médecin vous aidera à décider de la meilleure façon de traiter votre fibrillation auriculaire. Votre médecin personnalisera votre traitement selon vos besoins, en fonction de vos risques, de votre profil médical et de l’impact de vos symptômes sur votre qualité de vie.

    La plupart des patients atteints de fibrillation auriculaire auront vraisemblablement besoin d’une forme ou d’une autre d’éclaircisseur de sang afin de réduire leurs risques d’AVC. Les risques reliés aux AVC dépendent de plusieurs autres facteurs de risque, dont la présence d’une faiblesse du muscle cardiaque, d’hypertension artérielle ou de diabète, être âgé de plus de 75 ans, ou encore avoir des antécédents d’AVC ou d’ischémie cérébrale transitoire (ICT). Ainsi, votre médecin peut vous prescrire un agent éclaircisseur de sang comme un antiplaquettaire (AspirineMD ou ASA) ou encore un anticoagulant afin d’empêcher la formation de caillots à l’intérieur du cœur qui peuvent se déplacer jusqu’au cerveau.

    Quant au traitement spécifique de la fibrillation auriculaire, deux stratégies sont habituellement utilisées. Une s’appelle contrôle du rythme cardiaque et l’autre, contrôle du pouls. Votre médecin décidera laquelle des deux vous convient le mieux en fonction de vos symptômes et d’autres facteurs.

    • Contrôle du rythme cardiaque : Ce type de traitement tente d’empêcher les arythmies en maintenant un rythme cardiaque normal et constant. Il consiste à prendre des médicaments afin d’empêcher la fibrillation auriculaire de se manifester. À l’occasion, certains patients auront besoin de chocs électriques contrôlés administrés au cœur (ce qui s’appelle la cardioversion électrique) afin de rétablir leur rythme cardiaque normal. Dans certains cas, si les médicaments échouent ou ne sont pas bien tolérés, le médecin peut vous référer à un spécialiste afin d’envisager une évaluation électrophysiologique (voir plus loin).
    • Contrôle du pouls : Presque tous les patients atteints de fibrillation auriculaire se verront prescrire un médicament servant à ralentir la fréquence cardiaque en cas de fibrillation auriculaire. Pour certaines personnes, ce type de médicament suffit à contrôler les symptômes reliés à la fibrillation auriculaire.

    Lors de la prise de médicaments de tout type, il est important de suivre les directives du médecin ou du pharmacien. Prévoyez une routine pour la prise de vos médicaments et inscrivez sur un calendrier quand vous les prenez. Ne partagez pas vos médicaments avec d’autres personnes. Ne cessez pas de prendre vos médicaments sans consulter votre médecin. Signalez tout effet secondaire à votre médecin, qui pourrait décider de modifier la posologie ou le type de médicament afin qu’il vous convienne mieux.

    Évaluation électrophysiologique (EPS) et ablation par cathéter : Très rarement, des patients atteints de fibrillation auriculaire peuvent être candidats à une EPS afin d’empêcher la fibrillation auriculaire de se reproduire, surtout une fois que les médicaments et la cardioversion électrique ne réussissent pas à contrôler la fibrillation auriculaire. Le but de l’EPS est de localiser le problème qui provoque l’irrégularité des impulsions électriques du cœur. L’ablation par cathéter peut être effectuée en même temps afin de détruire, par de minuscules brûlures, les tissus chaotiques du cœur. Au cours de l’EPS et de l’ablation par cathéter, de minces fils (ou cathéters) sont introduits à l’intérieur du cœur par les veines du cou et de la jambe. Une énergie radiofréquence est envoyée par les cathéters aux parties du cœur où les impulsions électriques semblent mal fonctionner. L’ablation crée essentiellement des cicatrices à l’intérieur du cœur afin de stabiliser les courts-circuits électriques.

    Renseignez-vous sur l’évaluation électrophysiologique.

    Renseignez-vous sur les traitements cardiaques.

    La fibrillation auriculaire chez les moins de 60 ans?

    Si vous développez une fibrillation auriculaire et n’avez aucune anomalie cardiaque, votre fibrillation auriculaire est considérée idiopathique (ou seule). Cette situation peut survenir avant l’âge de 60 ans.

    Les chercheurs ont jusqu’à maintenant identifié quelques gènes qui prédisposent certaines familles à la fibrillation auriculaire. Une fois tous ces gènes identifiés, les chercheurs pourront commencer à développer de nouveaux traitements. Les personnes susceptibles d’être génétiquement prédisposées peuvent développer la maladie au cours de la trentaine ou de la quarantaine. Il est aussi possible pour des jeunes sans antécédents familiaux de fibrillation auriculaire de souffrir de cette maladie.

     

    Que pouvez-vous faire?

    Modifier ses habitudes de vie est toujours une bonne idée. Vos risques associés à diverses maladies sont moins élevés si vous consommez des aliments nutritifs contenant peu de lipides saturés et de lipides trans et beaucoup de légumes et de fruits, de fibres et de protéines maigres. Étude après étude, les résultats confirment que cesser de fumer, limiter sa consommation d’alcool et réduire son stress dans la mesure du possible sont toutes des mesures qui favorisent une bonne santé. Toute modification des habitudes de vie qui abaisse la pression artérielle (comme le fait de conserver un poids sain) est susceptible de réduire vos risques de fibrillation auriculaire.

    Il est possible de prévenir la fibrillation auriculaire en demeurant physiquement actif. Une importante étude portant sur les personnes de 65 ans et plus, a démontré que celles qui pratiquent des activités physiques légères à modérées, comme le jardinage et la marche, en particulier dans le cadre de leurs temps libres, ont une incidence plus faible de fibrillation auriculaire. Les médecins prétendent que si vous souffrez de fibrillation auriculaire, l’activité physique est probablement bonne pour vous parce qu’elle favorise la santé en général. Encore une fois, chaque personne est différente. Consultez votre médecin avant d’entreprendre une activité physique.

    Consultez régulièrement votre médecin, il s’agit de la personne la mieux placée pour surveiller votre fibrillation auriculaire. Vous pourriez rencontrer des sites Web internationaux qui vendent de l’équipement de haute technologie à prix élevé afin de surveiller votre propre rythme cardiaque. Ceci n’est pas recommandé par les médecins puisque cet équipement augmente votre stress inutilement.

    Si vous souffrez d’hypertension artérielle, demandez à votre médecin comment mesurer vous-même votre pression artérielle à la maison.

    Existe-t-il un lien entre la fibrillation auriculaire et les AVC?

    La fibrillation auriculaire fait augmenter les risques d’AVC et on estime que 15 % de tous les AVC sont causés par une fibrillation auriculaire. Ces risques augmentent avec l’âge, et après l’âge de 60 ans, un tiers des AVC sont causés par la fibrillation auriculaire. On estime que les personnes aux prises avec la fibrillation auriculaire courent entre trois et cinq fois plus de risques d’AVC ischémique que les autres.

    Normalement, le cœur reçoit des signaux électriques de la part du cerveau par l’entremise du nœud sino-auriculaire (SA), qui contrôle le rythme cardiaque. Le nœud SA émet des impulsions dans l’oreillette afin de la faire battre. Les impulsions continuent leur route vers les cavités inférieures du cœur, les ventricules, qui pompent le sang vers le reste du corps.

    Quand la fibrillation auriculaire survient, les oreillettes se contractent de façon chaotique et désorganisée. Au lieu de battre normalement, les oreillettes s’agitent. Parce que les oreillettes ne font pas circuler le sang adéquatement, le sang s’accumule et adhère aux rides du cœur. Des caillots peuvent alors se former dans ce sang stagnant, puis se faire expulser vers le cerveau et provoquer un AVC. Un AVC ischémique est provoqué par l’interruption de la circulation sanguine vers le cerveau causée par la présence d’un caillot dans une des artères menant au cerveau. Des études démontrent que l’utilisation à long terme de l’éclaircisseur de sang appelé warfarine chez les patients de fibrillation auriculaire peut réduire les risques d’AVC de 70 % à 80 %.

    Renseignez-vous sur les arythmies.

    Pour de plus amples renseignements sur la fibrillation auriculaire, veuillez télécharger La fibrillation auriculaire : au cœur du problème (PDF, 4MB)

    En partenariat avec :

    Bristol-Myers Squibb Canada                Boehringer ingelheim

      Dernière modification en mai 2014
      Dernière révision en mars 2011