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Recettes bonnes pour le cœur

Le manque de temps vole plusieurs années de vie en santé à la population Canadienne

Des obstacles parfois réels et parfois imaginaires contribuent à la réduction de l’espérance de vie

Ottawa Le 29 novembre 2011. La Fondation des maladies du cœur du Canada avertit les Canadiens et les Canadiennes qu’ils se concentrent tellement sur le moment présent qu’ils laissent passer la chance de vivre une longue vie en santé. Selon un nouveau sondage[1] mené auprès de plus de 2 000 adultes, même si les gens du Canada savent comment protéger la santé du cœur, la plus grande partie d’entre eux ne veut ou ne peut pas y accorder le temps nécessaire.

« Au pays, huit personnes sur dix savent qu’il est possible de prévenir, retarder ou traiter les maladies du cœur et les AVC grâce aux choix santé. Pourtant, les gens continuent à se concentrer sur les obstacles plutôt que sur les occasions », affirme Francine Forget Marin, directrice Affaires santé et recherche, Québec de la Fondation des maladies du cœur.

« Les trois quarts des répondants ont dit qu’ils seraient plus actifs et plus de la moitié nous ont dit qu’ils adopteraient une alimentation saine s’ils le pouvaient. Et quel est l’un des obstacles les plus importants qui les empêchent d’y parvenir? Le temps. »

Obstacles à l’activité physique liés au temps

  • Près de la moitié des Canadiens et Canadiennes (46 %) disent que les longues journées de travail et le manque de temps les empêchent de faire régulièrement de l’activité physique.
  • À cause du travail, de la famille et d’autres obligations, 44 % des répondants disent ne pas avoir de temps à consacrer à la pratique régulière de l’activité physique.
  • Près du tiers des répondants (31 %) affirment que le temps qu’ils doivent consacrer aux déplacements entre la maison et le travail gruge le temps qu’ils aimeraient consacrer à l’activité physique.

« Ce manque de temps est une triste ironie, car c’est lui qui empêche les gens de faire le nécessaire pour éviter les maladies du cœur et les AVC, et ainsi de vivre plus longtemps », affirme le Dr George Honos, cardiologue et porte-parole de la Fondation des maladies du cœur du Canada. « Ces résultats ne sont pas très encourageants. »

 

Obstacles à l’alimentation saine liés au temps

  • Quarante-et-un pour cent des personnes ayant répondu au sondage affirment qu’il est trop long de préparer des repas sains.
  •  Plus de la moitié (51 %) des répondants disent que trop souvent, les établissements de restauration rapide de leur collectivité n’ont pas de choix santé.
  • Selon sept répondants sur dix, les restaurants n’ont pas assez de plats à base de fruits et de légumes.

Les avantages de trouver du temps

« La difficulté de trouver du temps est une réalité pour la majorité des travailleurs du pays, et même pour tous ceux qui ont des obligations familiales très prenantes », ajoute le Dr Honos. « Quoi qu’il en soit, il est absolument essentiel de s’attaquer à cette question du manque de temps. Les statistiques sont consternantes, mais révélatrices : les maladies du cœur et les AVC sont la cause d’un décès sur trois au Canada, et ils arrivent au premier rang des causes de décès chez les femmes. Nous devons faire l’effort de prendre le temps qu’il faut pour adopter tous ces petits changements qui procurent des bienfaits importants sur le plan de la santé. »

La nouvelle campagne de la Fondation des maladies du cœur, La mort peut attendre, encourage les Canadiens et les Canadiennes à s’occuper de la santé du cœur en posant 1 million de gestes pour leur santé d’ici la fin de février 2012.

De simples étapes saines peuvent faire toute une différence en termes d’années de santé, mais aussi apporter d’impressionnants bienfaits. En voici un aperçu :

  • Avec 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée à vigoureuse par semaine, il est possible de réduire ses risques de maladie du cœur, d’AVC, d’hypertension artérielle et de diabète de 30 %. Il est possible d’y arriver par tranches de 10 minutes ou plus. L’inactivité retranche dans bien des cas près de quatre ans à notre espérance de vie.
  • Manger cinq portions ou plus de fruits et légumes par jour permettrait de réduire les risques de maladies du cœur et d’AVC d’environ 20 %. Une consommation insuffisante de fruits et légumes peut raccourcir la vie d’une personne de 1,3 an.
  • Maîtriser sa pression artérielle permet en moyenne de réduire le risque d’AVC de 40 % et celui de crise cardiaque de 25 %. L’hypertension artérielle peut faire perdre jusqu’à deux ans et demi de vie.

Le sondage a révélé que 82 % des Canadiens et Canadiennes savent qu’il est possible de prévenir les maladies du cœur et les AVC. Malheureusement, ces connaissances ne sont pas mises en pratique pour les facteurs de risque modifiables les plus importants en vue de réduire le risque de ces maladies.

« Si nous ne faisons pas l’effort de prendre le temps qu’il faut pour adopter tous ces petits changements procurant des bienfaits importants sur le plan de la santé, ce sont des années entières que nous allons perdre », affirme le Dr Honos. « J’ai moi-même pu constater la différence qui découle du simple fait de prendre le temps nécessaire pour faire de l’activité physique et manger sainement. »

Les obstacles à une vie saine : sont-ils réels ou imaginaires?

1. Le manque de temps : Près de la moitié (46 %) des répondants du sondage disent ne pas avoir le temps d’intégrer l’exercice dans leurs journées déjà bien occupées et que les repas sains sont trop longs à préparer. De plus, 31 % des répondants qui occupent un emploi blâment le temps nécessaire pour se rendre au travail.

Verdict : obstacle imaginaire. Le temps est constamment mentionné comme l’un des obstacles à l’alimentation saine : les répondants en voudraient davantage pour planifier leurs repas, faire leurs emplettes, préparer des plats sains, etc. Oui, plusieurs facteurs font en sorte que les Canadiens et Canadiennes manquent de temps. Pour n’en donner qu’un exemple, les résultats de l’Enquête sociale générale canadienne 2010 ont montré que le tiers (36 %) des travailleurs du pays doivent passer au moins 30 minutes par jour pour se rendre au travail (la durée indiquée correspond à un trajet dans un seul sens). Le temps de déplacement moyen est plus long dans les six villes les plus grandes du Canada (30 minutes, trajet dans un sens seulement), mais plus court dans les banlieues (23 minutes) et les villages (19 minutes). Quoi qu’il en soit, Statistique Canada indique également qu’au pays, près du tiers (29 %) des gens de 20 ans et plus passent au moins deux heures par jour (au moins 15 h par semaine) à regarder la télévision. 16 % des gens ont même affirmé y passer au moins 20 heures par semaine. De plus, 15 % des Canadiens et Canadiennes de 20 ans et plus disent passer au moins 1,5 heure de loisirs par jour à l’ordinateur.

Ce que dit la FMCC : Il suffit de consacrer un peu de son temps à l’activité physique pour en tirer de grands bienfaits. « Une partie du temps consacré à des loisirs sédentaires pourrait facilement être consacré à des activités saines », affirme le Dr George Honos . « Ceux qui disent manquer de temps seront peut-être rassurés d’apprendre que de simples tranches de 10 minutes d’activité physique sont bénéfiques. » Pour ce qui est de la préparation des repas, il existe bien des façons de gagner du temps : on peut planifier les repas pour la semainechoisir des recettes ainsi que dresser une liste d’épicerie et la respecter. Le programme Visez santé est l’une des manières par lesquelles la Fondation aide les Canadiens et Canadiennes à faire des choix santé dans les épiceries et les restaurants.

2. Le manque d’installations : Le quart des répondants affirment que le manque d’installations les empêche de faire suffisamment d’activité physique. 

Verdict : obstacle imaginaire. Il n’est pas nécessaire de se rendre dans un établissement spécial pour faire de l’activité physique. Une étude menée par l’Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie a constaté que selon 66 % des Canadiens et Canadiennes, il existe des endroits sécuritaires propices aux promenades dans leur collectivité. De plus, près de la moitié des répondants (45 %) affirment qu’il existe proche de chez eux plusieurs installations consacrées à l’activité physique et au sport. Bien entendu, cela ne signifie pas qu’il n’y a pas place à l’amélioration. Dans le cadre du sondage mené par la FMCC, la moitié (47 %) des répondants ont jugé que leur collectivité pouvait être modifiée de manière à favoriser l’activité physique. 

Ce que dit la FMCC : Des stratégies pour des aménagements de la collectivité propices à un mode de vie sain et actif (comme un bon système de transport en commun, des parcs bien entretenus et des voies piétonnières et cyclables sécuritaires) facilitent la pratique d’activités physiques dont la population canadienne a besoin pour promouvoir la santé cardiaque, prévenir les accidents vasculaires cérébraux et adopter durablement un mode de vie sain. À ceux qui souhaitent avoir des sentiers de randonnée sécuritaires, des pistes cyclables et d’autres milieux propices à la santé dans leur quartier, la Fondation des maladies du cœur propose sa trousse d’outils pour l’aménagement des collectivités qui vous aidera à être le champion des changements sains dans votre collectivité.

3. Le prix : Les revenus et la géographie jouent un rôle des plus importants dans l’accès à des aliments sains et abordables. Malheureusement, les choix malsains sont souvent ce qu’il y a de plus accessible et de meilleur marché pour un bon nombre de Canadiens et de Canadiennes. Le quart (25 %) des répondants affirme qu’il n’y a pas assez de magasins dans leur quartier qui vendent des fruits et légumes frais. La moitié d’entre eux (51 %) signalent qu’il existe trop d’établissements de restauration rapide n’offrant pas de choix santé et plus des deux tiers (71 %) disent que les restaurants n’offrent pas assez de plats à base de fruits et légumes.

Verdict : obstacle réel. L’accès aux aliments sains change beaucoup d’une collectivité à l’autre. Ainsi, les revenus et la position géographique jouent vraiment un rôle important. Dans le cadre de l’enquête de la FMCC, près de la moitié (47 %) des répondants ont affirmé que le prix des fruits et légumes frais les empêchait de manger sainement, surtout au Canada atlantique (64 % des répondants), mais moins au Québec (39 %). Sans grande surprise, les foyers à faible revenu et les personnes vivant dans les quartiers pauvres sont plus susceptibles que les autres de juger que le prix est un obstacle à l’alimentation saine.

Ce que dit la FMCC : En vue d’améliorer l’accès aux aliments sains, tous les secteurs (le gouvernement, le secteur privé et les organisations non gouvernementales) doivent mettre en œuvre un certain nombre de mesures en vue d’aider la population canadienne à prendre des décisions santé, notamment :

  • des initiatives aidant les Canadiens et Canadiennes à faible revenu à avoir accès à des choix alimentaires sains;
  • des politiques et subventions agricoles en vue de rendre les fruits et légumes moins chers et plus accessibles;
  • Plus de magasins offrant des choix santé.

4. Le manque de motivation : La moitié des Canadiens et Canadiennes affirment ne pas être capables d’être motivés et, pire encore, de garder leur motivation en vue de prendre des choix santé.

Verdict : obstacle réel. Quatre répondants sur 10 disent qu’ils ont déjà essayé de faire plus d’activité physique, mais qu’ils n’ont pas été capables de continuer à long terme. De plus, le tiers d’entre eux affirment avoir essayé d’améliorer leur régime alimentaire, mais que les changements ont été de courte durée. Plusieurs défis existent, notamment le fait que presque la moitié des répondants (44 %) se servent de la nourriture pour remédier à des problèmes émotionnels comme le stress ou la dépression, que 41 % pensent qu’il est trop long de préparer des repas sains et que 35 % sont convaincus que les aliments santé ne sont pas aussi bons au goût.  

Ce que dit la FMCC : Encore une fois, on peut aller loin même avec de petits pas. Il n’est pas nécessaire de courir tout un marathon, mais vous devez tout de même vous lever du canapé. Les activités en compagnie d’un partenaire, l’utilisation d’un podomètre et le suivi de vos activités sont trois méthodes qui aident beaucoup de gens à rester motivés et actifs. Faites-vous une liste de recettes faciles et rapides et gardez toujours les ingrédients à portée de main. N’hésitez pas non plus à vous servir des conseils et outils offerts par la Fondation des maladies du cœur : téléchargez l’application mon aide-recette Visez santéMC et consultez le visezsante.org pour des conseils, des outils et des recettes rapides. Faites aussi un tour de fmcoeur.ca pour apprendre comment intégrer l’activité physique tout au long de votre journée.  

Confrontation avec la réalité

« Je fais partie des chanceux », affirme le représentant dans le secteur médical Théodore Paquet. « Il m’a fallu un diagnostic de maladie du cœur pour que je prenne enfin au sérieux ces questions de santé et que je commence à prendre le temps nécessaire pour m’en occuper. Je sais à quel point il est difficile de trouver le temps de faire de l’activité physique, j’ai donc opté pour des solutions simples. Après tout, selon moi, la prévention est le meilleur remède. »

M. Théodore Paquet prend désormais le temps de marcher tous les jours, en visant généralement les 30 minutes. « Je veux m’assurer d’être là pour mes enfants , mais aussi de leur donner l’exemple », poursuit-il.

« Malheureusement, il arrive trop souvent qu’une personne a besoin de vivre une vive frayeur comme M. Théodore Paquet pour avoir la motivation nécessaire en vue d’adopter les changements sains pouvant prévenir les maladies du cœur », explique le Dr George Honos . 

La Fondation des maladies du cœur souligne à quel point il est important de donner l’exemple aux jeunes. De plus en plus d’enfants font de l’embonpoint au pays et, pour la première fois dans l’histoire, on prévoit que les jeunes générations du pays auront une espérance de vie plus courte que leurs parents en raison de l’obésité.

Un avenir sain

La Fondation s’est donné un objectif ambitieux : réduire le nombre de décès liés aux maladies du cœur et aux AVC de 25 % d’ici 2020. « C’est un vaste programme, mais nous allons y arriver en prenant la tête d’un mouvement visant à aider les Canadiens et les Canadiennes à être les meilleurs défenseurs de leur propre santé », explique Francine Forget Marin de la Fondation. « Avec notre 60e anniversaire qui approche, nous faisons le point. Depuis six décennies, nous aidons la population du pays à vivre une vie longue et en santé. Cependant, comme encore aujourd’hui un décès sur trois au pays est lié aux maladies du cœur et aux AVC, nous pouvons être sûrs que notre travail est loin d’être achevé. Nous nous sommes engagés à réduire le fardeau de ces maladies sur la vie des Canadiens et Canadiennes. »

La Fondation encourage les gens à s’occuper de la santé du cœur et à poser 1 million de gestes pour leur santé d’ici février 2012. Il peut s’agir aussi bien de changements simples apportés à leur mode de vie, comme faire des promenades, que de grands défis comme la cessation du tabagisme. « Notre campagne nationale multimédias La mort peut attendre a pour but d’aider les Canadiens et Canadiennes à vivre mieux et plus longtemps », ajoute Mme Forget Marin. « Nous voulons qu’ils prennent la santé de leur cœur au sérieux. » Les Canadiens et Canadiennes peuvent se joindre au mouvement La mort peut attendre en inscrivant leurs actions saines sur le site www.fmcoeur.ca/lamortpeutattendre.

Depuis 1952, la Fondation a investi plus de 1,3 milliard de dollars en recherche sur les maladies du cœur et les AVC, collaboré avec le gouvernement afin d’appuyer des politiques relatives à la santé pour réduire le fardeau de ces maladies, et créé des outils et des programmes éducatifs en vue d’aider à informer les gens des risques et de la manière dont ils peuvent passer à l’action. 

« Malheureusement, les Canadiens et les Canadiennes sont bien trop peu nombreux à connaître les statistiques inquiétantes et à agir pour les contrer », explique Mme Forget Marin. 

Le sondage de la FMCC a révélé que seuls 56 % des Canadiens et Canadiennes se sentent concernés par les maladies du cœur et les AVC, et qu’à peine plus de la moitié d’entre eux savent qu’il s’agit de la principale cause de décès chez les femmes du Canada. 

« Nous devons tous trouver le temps nécessaire pour prendre les quelques mesures nécessaires en vue de prévenir les conséquences dévastatrices des maladies du cœur et des AVC », ajoute Mme Forget Marin. « Nous savons que notre objectif ne peut être atteint qu’avec des solutions trouvées grâce à une association entre la Fondation, les gouvernements et la population du pays. »

Pour en apprendre davantage au sujet de la nouvelle campagne de la Fondation ayant pour but d’inspirer les Canadiens et les Canadiennes, consultez le fmcoeur.ca/temps.

Organisme bénévole de bienfaisance en santé, la Fondation des maladies du cœur mène la lutte vers l’élimination des maladies du cœur et des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la réduction de leur impact, en contribuant activement à l’avancement de la recherche et sa mise en application, la promotion de modes de vie sains et la représentation auprès des instances responsables des politiques de santé.



[1]Sondage électronique réalisé auprès de 2 160 Canadiens et Canadiennes de 18 ans et plus par Environics Research Group en octobre 2011.